Depuis toujours, ce que l’on nomme « monstre » nous aide à comprendre la culture, l’époque, et les contextes historiques qui l’engendrent. Avec FRANK, abréviation de Frankenstein, Cherish Menzo s’intéresse
à la façon dont le monstrueux est une incarnation métaphorique des croyances et récits qui nous terrifient autant qu’ils nous attirent. En créant du mouvement par la distorsion, les quatre interprètes, fascinant-es, livrent une performance à la croisée du rituel, de l’apocalypse et du carnaval.
Après JEZEBEL et DARKMATTER, FRANK clôt un triptyque consacré à l’identité noire, qui explore les multiples intersections de la diaspora africaine de manière reconnaissable et abstraite. Les identités sont remises en question, la chair se tord jusqu’à l’explosion, l’intolérable.