Mette Ingvartsen rend hommage aux luttes sexuelles des féministes et de la contre-culture. Avec 69 positions, elle propose une installation déambulatoire performative dans laquelle elle se trouve physiquement très impliquée, au contact proche des spectateurs. Des situations incongrues et un spectacle à ce point hors normes qu’il pourrait faire, chez certains en sortant, que leur vie ne puisse s’imaginer comme avant.

Mette Ingvartsen, danseuse et chorégraphe née en 1980 à Århus (Danemark), a étudié à Amsterdam, puis à Bruxelles où elle obtient en 2004 le diplôme de P.A.R.T.S. Depuis 2002, elle initie différents projets de recherche et réalise de nombreuses performances dont : Manual Focus (2003), 50/50 (2004), to come (2005) et Why We Love Action (2006). Ses projets questionnent les modes de perception et de réception du spectateur dont It’s in the air (en collaboration avec Jefta Van Dither, GIANT CITY et Evaporated Landscapes.
Elle s’intéresse aux questions de kinesthésie et d’affect dans la danse. La chorégraphie est pour elle une «pratique étendue» qui explore autant la perception que les liens entre le corps et son environnement. Ses projets peuvent par exemple prendre la forme de spectacles sans acteurs, d’interventions in situ ou de créations mêlant acteurs humains et non humains. Débuté en 2014, le cycle des The Red Pieces, qui contient 69 positions et 7 pleasures, interroge ces mêmes questions à travers la nudité et le rapport entre corps et politique. Ses travaux incluent aussi des ateliers, textes ou documentations sur différentes méthodologies de création, notamment à travers everybodys, un projet de collaboration dont l’objet est de produire des jeux et des outils utilisables par tous.